01 décembre 2007
les bijoux amazighs
La fabrication des bijoux a été pendant longtemps au Maroc la spécialité d’artisans
juifs. Il semble que ce monopole remonte à une période très ancienne. Dans sa
description de l’Afrique au XVI e siècle, Léon l’Africain indique qu’à Fès, seuls les
Juifs étaient autorisés à travailler les métaux précieux, car pour les Musulmans le
fait de vendre des objets d’or ou d’argent plus chers que le prix de leur poids de
métal était considéré comme de l’usure, proscrite par l’Islam.
Tous les bijoux citadins et la plus grande partie des bijoux berbères ont donc été
faits par des artisans juifs jusqu’à ce que quasi la totalité de leurs communautés
quittent le Maroc. Dans les régions berbères méridionales, on comptait cependant
quelques noyaux d’artisans bijoutiers musulmans ; c’était le cas autour de Tiznit et
Tafraout, où ils coexistaient avec les bijoutiers juifs nombreux dans certains
villages, comme Tahala. Dans le centre de l’Anti-Atlas, le travail des artisans
musulmans de Tagmoute était jadis très renommé, mais cette activité avait déjà
pratiquement cessé au milieu du XX e siècle pour des raisons inexpliquées.
Dans les autres régions rurales du Maroc, les habitants se fournissaient auprès de
bijoutiers vivant dans des hameaux juifs, les mellahs, dispersés sur tout le territoire,
principalement le long des voies de communication. Ces bijoutiers fabriquaient les
parures des tribus environnantes, selon des procédés et des formes adoptés par
chaque groupe, de temps immémorial.d 'après ce site: http://www.amazighblog.net/pages/Les_bijoux_amazighs-39093.html




